Les délices de l’infantilisation (Réflexion d’une Femme soumise)

L’infantilisation
Sujet : » Les bienfaits de l’infantilisation : pourquoi et comment? »
Dans les pratiques privées teintées de domination et de soumission, certains adultes vibrent au travers de « jeux d’infantilisation ». Nous allons nous pencher sur l’intérêt de ces pratiques et sur la manière de les mettre en oeuvre …
Pourquoi certains adultes ont-ils ce besoin d’expérimenter le sentiment de régression avec leur partenaire?

L’infantilisation représente une forme importante de « lâcher prise ». Il semble que certains soumis, certaines soumises ayant parfois d’importantes responsabilités dans les sphères professionnelles et privées, recherchent une véritable « perte de contrôle ».
Ne plus décider de rien peut paraître anxiogène pour bon nombre d’entre nous mais c’est aussi extrêmement reposant …. Parvenir à avoir suffisamment confiance en son partenaire pour lui confier toutes les prises de décisions et lui octroyer un contrôle total sur sa vie s’apparente à un véritable abandon …


De plus, l’infantilisation engendre souvent un rapport de protection, de tendresse, de bienveillance. La personne dominante « contrôle », décide, impose des règles, punit si nécessaire mais, avant tout, elle offre de son temps et cherche véritablement à accompagner la personne soumise. Ces pratiques font, comme souvent dans l’univers BDSM, naître une grande complicité et la bienveillance est souvent le maître mot.
Enfin, ces pratiques font naître de douces ambivalences si souvent recherchées dans l’univers D/s : du désir, de l’appréhension, de la honte …. Quoi de plus fort que l’infantilisation pour expérimenter une véritable perte de contrôle?
Nous allons maintenant nous pencher sur la manière de mettre en place l’infantilisation …
Il existe sans doute mille manières de faire émerger ce ressenti : de la pratique la plus soft à la plus extrême …..
De manière générale, l’infantilisation peut être omniprésente et la cérébralité peut véritablement décupler ce ressenti sur de petits actes du quotidien.
Plus le quotidien est contrôlé, plus forte est l’emprise et plus le sentiment infantilisant se met en place.


De fait, la personne dominante essaie souvent de contrôler un tas de paramètres qui ne le sont normalement plus à l’âge adulte…
La gestion des heures de sommeil, le fait d’imposer une heure de coucher et de lever, voire même d’accessoiriser les nuits peut être extrêmement infantilisant. Certains dominants vont pousser l’humiliation en imposant une tétine, une peluche, un petit nom tendre voire même le port d’une couche …
Il est également de mise de contrôler la sexualité et de jouer avec le désir de la personne soumise. Jouer avec le désir, le faire monter à son paroxysme pour faire naître une auréole « suspecte » sur les sous vêtements et puis réprimander ensuite en demandant une justification sur l’origine de cette « perte de contrôle » peut être très déstabilisant. Un enfant n’a pas l’âge d’avoir accès à ce plaisir …. Certains dominants, très sadiques, font en sorte de générer ce trouble pour prétexter un manque de contrôle et imposer le port d’une couche …. Là, se mêlent sans doute de la honte, de la frustration, du désir ….
Le contrôle de l’alimentation est aussi récurrent : imposée une alimentation équilibrée, réduire voire supprimer les sucreries, l’alcool, le chocolat …. peut générer de la frustration et un ressenti profond d’infantilisation et de perte de liberté …
Là encore, certains dominants vont majorer ce ressenti en accessoirisant les repas : biberons, petits pots, bavoirs, perte d’autonomie ….
L’aspect vestimentaire et l’apparence générale sont aussi souvent contrôlés. Coiffures équivoques ( couettes, tresses, nœuds, barrettes … ), tenues infantiles ….. Dans le quotidien, les tenues peuvent rester « classiques » mais le simple fait de ne pas les choisir peut générer ce sentiment …
Il est aussi de mise d’imposer des exercices, des contrôles pour recontextualiser l’environnement scolaire et gommer les repères construits à l’âge adulte …
Enfin l’autorité générée dans le quotidien n’a de sens que si la personne soumise respecte les règles établies » à la lettre ». De fait, dans les pratiques infantilisantes, la menace d’une potentielle punition n’est jamais bien loin … Elle permet de renforcer le cadre et d’accroître l’obéissance…


Que ce soit une fessée allongée sur les genoux, une mise au coin, une copie de lignes, une chasteté imposée, une position désagréable ou le fait d’imposer l’utilisation d’accessoires très infantilisant; tout est prétexte à faire émerger du désir, de la frustration, de la honte et une vague d’érotisme ingérable ….
En conclusion, l’infantilisation est donc une pratique très intense qui peut être vécue de nombreuses manières différentes; tout dépendra du seuil de créativité et de perversité du dominant et de l’obéissance et du seuil de tolérance de la dite soumise …..
A Little Girl

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